Trois mois en Albanie et un peu plus
During three months, from september to december, I will share with you my trip to Tirana. Pictures, video, point of view...As a citizen, and not as an expert, I will present you my experiences and understanding. Pendant trois mois, de septembre à décembre, je partagerai sur ce blog mon voyage à Tirana. Photos, vidéos, points de vue...Comme un citoyen, et pas expert en la matière, je vous présenterai mes expérience et apprentissages.

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Le livre Tirana, la fin d\'un été

Street business / Business de rue

 Version francaise plus bas

The recent demographic jump in Tirana made the rent increase the average rent. For example, in a country were the main part of the population can't expect to get more than 400€ a month, our rent, for a flat outside on the ring without special interest, is already 400€ a month. The official national minimum pay is 140€ a month.

It's hard to pay a rent with an Albanian salary, but it's also hard to get a job in a country where the unemployment concern around 14% of the population. 

Of course, there is some, big, expensive and fancy stores in the capital which hire a lot of people. It's getting developed in main avenues, and in some places in the suburb (like the Cristal Center, a big mall which has the nickname of Diamond of Albania) but, from what I see, it doesn't make work and feed the whole population. 

In this situation, people developed their own strategies to develop their business, to get money at the end of the month. In Tirana, it seems that a lot of people are living from small stores. Markets are quite developed, and you can find many stores like clothes seller, carpet seller, small honey-raki or really small vegetable producers...selling in small shops or sometimes directly on the pavement. 

In many streets, you can  buy small plastic bag of pop corn for 50 Lek (less than 0,40 €), find people seating behind a table and selling single cigarettes, sweets, grilled corn...

If it can seem chaotic, it can also be surprisingly organized. The main example of this hidden organization concern the pavement's libraries. By chance I met a Balzac books translator once I was looking for buying an English-Albanian dictionary. He introduced me to the libraries' shelves system.

The book sellers on the street belong to the same company who can't afford for renting a store. The managers decided so to divide the categories in the all city. One seller, one place, one category. The sellers get something like 20 or 25 % of what they sell, but do not pay if the books are damaged by  rain.

Close to the train station who'll find more "small literature", as said the translator, with what we call in french "Train station books": Books you read on the beach, in a train, or on your toilets (at least I do). In front of the gynecologic hospital, you'll find what he called "The literature", with a lot of French authors translated to Albanian like Balzac or Jean Paul Sartre (Zhan Pol Sartr) near by the austrian Zigmund Frojd (Sigmund Feud). Going to other side of the city, when you go across Skanderberg square and the channel, you can find some educative books, where I found, for example, a method book to learn french...You can find many other pavement-shelves, when you are walking in the city and its parks.

What I found interesting in this situation is that looking at the books lying on the grass or the pavement, an untrained eye (like mine) would only have seen some chaos in a developing country when it's a company which just try to avoid an expensive rent, but hired people to work on specific literature field. For sure, when they will have more money, and avoid the destruction and the stealing of books, they will probably rent a store. But right now, instead of doing nothing, they begin to earn money. Even if sometimes the police come to give them fine (Edi Rama, the mayor, made a big to priority to release the center of illegal small stores), they are a part of a cultural cheap access.

What we see is and understand, as it sadly is with many things coming from mass-media, not the situation how it is. The sellers are not poor guys selling alone some books. They are employees with colleagues, providers and customers to advice. But without knowing the background, we misunderstand what's in front of us.

 

Quickly, some pictures will come.

 

Version francaise:

Le récent boum démographique de Tirana a fait augmenter les  loyers. À tel point que  dans un pays où le salaire moyen n'excède pas 400euros, l'appartement que nous louons actuellement sur le périphérique, sans intérêt particulier, nous coûte pas moins de 400euros. Le salaire minimum serait établi autour de 140euros.

Si il est dur de payer un loyer avec une paie albanaise, il n'ent est pas moins difficile d'obtenir un travail dans un pays où près de 14% de la population active est sans emploi.

Bien sûr, il y a de grands magasins, chers et à la mode, qui embauchent un grand nombre de personnes. Ces établissements se développent dans les avenues principales de la capitale ainsi que dans sa banlieue comme le Centre Cristal, dont le surnom est le "Diamant Albanais". Mais, de ce que j'en vois, ce n'est pas suffisant pour faire travailler et nourrir la majorité de la population.

Dans cette situation, les gens développent leurs propres stratégies pour arrondir les fins de mois et développent leurs propres affaires. À Tirana, il semble que beaucoup vivent de petits commerces. Les marchés sont bien développés et vous y trouvez des marchands de vêtements, de tapis, des vendeurs de miel et raki, ou des tout petits producteurs de légumes...vendus dans de petites officines ou parfois directement sur les pavés (qui est plus du goudron actuellement).

Dans de nombreuses rues, vous pouvez acheter une poche de Pop Corn pour 50 Leks (0,40euros), trouver des personnes assises derrière une petite table vendant des paquets de cigarettes ou à l'unité, ou encore acheter du maïs grillé...

Si cela peut paraître chaotique, cela peut aussi être étonament organisé. Le principal exemple de cette organisation cachée se trouve dans les libraires de rue. Par hasard, j'ai rencontré un traducteur albanais de l'oeuvre de Balzac qui ma introduit au système des "rayons" de librairie.

Les vendeurs de livres dans les rues appartiennent à la même entreprise.qui ne peut payer un loyer commercant. Les responsables ont donc décidé de partager les catégories littéraires dans la ville. Un vendeur, un endroit, une catégorie. Les vendeurs obtiennent 20 à 25% sur les ventes réalisées mais ne payent pas en cas de dommages provoqués, par exemple, par la pluie.

Près de la gare ferroviaire, vous trouverez la "petite littérature", les romans de gare, de plage ou ceux qui finissent dans les cabinets (ils y ont aussi leur place). En face de l'hôpital gynécologique, on peut acheter, ce que "mon" traducteur appelle, "La Littérature" (oui, avec deux L majuscules, c'est important). Les auteurs francais, en albanais, y ont une bonne place comme Balzac mais aussi Zhan-Pol Sartr (Jean Paul Sartre) tout proche de l'autrichien Zigmund Frojd (Sigmund Freud). En passant le centre ville et le canal, vous arrivez vers un rayon plus éducatif ou j'ai pu acheter un livre de méthode d'apprentissage du francais. Vous pouvez trouver beaucoup d'autres rayons-trottoirs de librairie en vous baladant dans la ville et dans ses parcs.

Ce que je trouve intéressant dans cette situation c'est qu'en regardant ces livres déposés sur un bout de trottoir, un oeil non-entraîné (comme le mien) ne verra que du chaos dans un pays en développement. Mais il s'agit en fait d'une organisation entreprenariale rôdée qui essaie juste d'esquiver les coûts d'un loyer, mais qui emploie en certain nombre de personnes qui se spécialisent dans un domaine littéraire spécifique.
Bien sûr, quand ils vont avoir les moyens d'éviter la destruction ou le vol de livres, ils vont probablement finir par louer un commerce. En attendant, au lieu de ne rien faire, ils commencent par gagner de l'argent. Même si parfois la police s'en mêle (la municipalité d'Edi Rama ayant mis un point d'honneur à libérer le centre  ville des vendeurs à la sauvette et commerces illégaux), ils font partie d'un accès à la culture à bas prix.

Ce que nous voyons et comprenons, comme c'est malheureusement le cas avec les mass-media, n'est pas la situation telle qu'elle est. Les vendeurs ne sont pas de pauvres gars qui écoulent seuls des bouquins. Ce sont des employés avec des collègues, des fournisseurs et des clients à conseiller. Mais sans connaître le fond, l'arrière-plan, nous comprenons "de travers" ce qui se trouve en face de nous.


 

Très vite, quelques photos.


Publié à 02:30, le 8/10/2010, Tirana
Mots clefs : businesssellersstreetsbooksLivresCulturetrottoirseconomyéconomieruepaysalaireAlbaniealbaniashqipteriacurrencymonnaiephotographiephotography
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